(No retreat, baby, no surrender)

- Non, mon ami, répondit Athos de sa voix si douce et si ferme à la fois. Nous sommes venus ici pour défendre le roi Charles, nous l’avons mal défendu, il nous reste à le sauver.
- Sauver le roi ! fit d’Artagnan en regardant Aramis comme il avait regardé Athos.
Aramis se contenta de faire un signe de tête.
Le visage de d’Artagnan prit un air de profonde compassion ; il commença à croire qu’il avait affaire à deux insensés.
- Il ne se peut pas que vous parliez sérieusement, Athos, dit d’Artagnan ; le roi est au milieu d’une armée qui le conduit à Londres. Cette armée est commandée par un boucher, ou un fils de boucher, peu importe, le colonel Harrison. Le procès de Sa Majesté va être fait à son arrivée à Londres, je vous en réponds ; j’en ai entendu sortir assez sur ce sujet de la bouche de M. Olivier Cromwell pour savoir à quoi m’en tenir.
Athos et Aramis échangèrent un second regard.
- Et son procès fait, le jugement ne tardera pas à être mis à exécution, continua d’Artagnan. Oh ! ce sont des gens qui vont vite en besogne que messieurs les puritains.
- Et à quelle peine pensez-vous que le roi soit condamné ? demanda Athos.
- Je crains bien que ce ne soit à la peine de mort ; ils en ont trop fait contre lui pour qu’il leur pardonne, ils n’ont plus qu’un moyen : c’est de le tuer. Ne connaissez-vous donc pas le mot de M. Olivier Cromwell quand il est venu à Paris et qu’on lui a montré le donjon de Vincennes, où était enfermé M. de Vendôme ?
- Quel est ce mot ? demanda Porthos.
- Il ne faut toucher les princes qu’à la tête.
- Je le connaissais, dit Athos.
- Et vous croyez qu’il ne mettra point sa maxime à exécution, maintenant qu’il tient le roi ?
- Si fait, j’en suis sûr même, mais raison de plus pour ne point abandonner l’auguste tête menacée.
- Athos, vous devenez fou.
- Non, mon ami, répondit doucement le gentilhomme, mais de Winter est venu nous chercher en France, il nous a conduits à Madame Henriette ; Sa Majesté nous a fait l’honneur, à M. d’Herblay et à moi, de nous demander notre aide pour son époux ; nous lui avons engagé notre parole, notre parole renfermait tout. C’était notre force, c’était notre intelligence, c’était notre vie, enfin, que nous lui engagions ; il nous reste à tenir notre parole. Est-ce votre avis, d’Herblay ?
- Oui, dit Aramis, nous avons promis.
- Puis, continua Athos, nous avons une autre raison, et la voici ; écoutez bien. Tout est pauvre et mesquin en France en ce moment. Nous avons un roi de dix ans qui ne sait pas encore ce qu’il veut ; nous avons une reine qu’une passion tardive rend aveugle ; nous avons un ministre qui régit la France comme il ferait d’une vaste ferme, c’est-à-dire ne se préoccupant que de ce qu’il peut y pousser d’or en la labourant avec l’intrigue et l’astuce italiennes ; nous avons des princes qui font de l’opposition personnelle et égoïste, qui n’arriveront à rien qu’à tirer des mains de Mazarin quelques lingots d’or, quelques bribes de puissance. Je les ai servis, non par enthousiasme, Dieu sait que je les estime à ce qu’ils valent, et qu’ils ne sont pas bien haut dans mon estime, mais par principe. Aujourd’hui c’est autre chose ; aujourd’hui je rencontre sur ma route une haute infortune, une infortune royale, une infortune européenne, je m’y attache. Si nous parvenons à sauver le roi, ce sera beau : si nous mourons pour lui, ce sera grand !
- Ainsi, d’avance, vous savez que vous y périrez. dit d’Artagnan.
- Nous le craignons, et notre seule douleur est de mourir loin de vous.
- Qu’allez-vous faire dans un pays étranger, ennemi ?
- Jeune, j’ai voyagé en Angleterre, je parle anglais comme un Anglais, et de son côté Aramis a quelque connaissance de la langue. Ah ! si nous vous avions, mes amis ! Avec vous, d’Artagnan, avec vous, Porthos, tous quatre et réunis pour la première fois depuis vingt ans, nous tiendrions tête non seulement à l’Angleterre, mais aux trois royaumes !
- Et avez-vous promis à cette reine, reprit d’Artagnan avec humeur, de forcer la Tour de Londres, de tuer cent mille soldats, de lutter victorieusement contre le voeu d’une nation et l’ambition d’un homme, quand cet homme s’appelle Cromwell ? Vous ne l’avez pas vu, cet homme, vous, Athos, vous, Aramis. Eh bien ! c’est un homme de génie, qui m’a fort rappelé notre cardinal, l’autre, le grand ! vous savez bien. Ne vous exagérez donc pas vos devoirs. Au nom du ciel, mon cher Athos, ne faites pas du dévouement inutile ! Quand je vous regarde, en vérité, il me semble que je vois un homme raisonnable ; quand vous me répondez, il me semble que j’ai affaire à un fou. Voyons, Porthos, joignez-vous donc à moi. Que pensez vous de cette affaire, dites franchement ?
- Rien de bon, répondit Porthos.
- Voyons, continua d’Artagnan, impatienté de ce qu’au lieu de l’écouter Athos semblait écouter une voix qui parlait en lui-même, jamais vous ne vous êtes mal trouvé de mes conseils ; eh bien ! croyez-moi, Athos, votre mission est terminée, terminée noblement ; revenez en France avec nous.
- Ami, dit Athos, notre résolution est inébranlable.
- Mais vous avez quelque autre motif que nous ne connaissons pas ?
Athos sourit.
D’Artagnan frappa sur sa cuisse avec colère et murmura les raisons les plus convaincantes qu’il put trouver ; mais à toutes ces raisons, Athos se contenta de répondre par un sourire calme et doux, et Aramis par des signes de tête.
- Eh bien ! s’écria enfin d’Artagnan furieux, eh bien ! puisque vous le voulez, laissons donc nos os dans ce gredin de pays, où il fait froid toujours, où le beau temps est du brouillard, le brouillard de la pluie, la pluie du déluge ; où le soleil ressemble à la lune, et la lune à un fromage à la crème. Au fait, mourir là ou mourir ailleurs, puisqu’il faut mourir, peu nous importe.
- Seulement, songez-y, dit Athos, cher ami, c’est mourir plus tôt.
- Bah ! un peu plus tôt, un peu plus tard, cela ne vaut pas la peine de chicaner.
- Si je m’étonne de quelque chose, dit sentencieusement Porthos, c’est que ce ne soit pas déjà fait.

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Fullmetal Al’loween

So lately I’ve been extra busy with Real Life (go figure)1, but then I managed to get the Hallowe’en weekend off and here I am, at my friend’s place, getting ready for the big night and carving my very first pumpkin.

So this is The Pumpkin.

What does it look like to you? Think a little. Don’t you notice a striking resemblance?

Hi. I'm not the Fullmetal Alchemist.

Because I did.

It's even got a ponytail!

Pumpkin!Al underway.

Alphonse Elric is such a sweet kid.

So sweet.

Beware the Nice One

Can’t wait for tonight when Pumpkin!Al’s gonna get a candle inside his pretty pumpkin skull. ♥ I also’d have loved carving his alchemic circle on the inside, but in the end I didn’t for two very reasonable reasons:
1) too damn difficult
2) nobody would notice anyway because it’s on the inside :(

But then again, don’t you just love it? #insufferablefangirl

  1. And I have to say things are going quite yayy, really.

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5 best reasons to go red

  1. Kurata Sana (Kodomo no Omocha by Miho Obana)
    ‘Cause she’s energetic, high-spirited, sunny and outright fun.

    Kurata Sana

    And I want a Babbitt beeper just like her own.

  2. Sha Gojyo (Saiyuki by @kaz_minekura)
    Because I just can’t overlook a fellow Scorpio when I get to know one.

    Sha Gojyo

    Especially if he is a fictional guilt-ridden angsty half-blood demon womanizer.

  3. Sakuragi Hanamichi (Slam Dunk by @inouetake)
    ‘CAUSE HE’S THE TENSAI!

    Sakuragi Hanamichi

    And oh, Haruko just sooooo doesn’t deserve him.

  4. Ariel (Disney’s The Little Mermaid)
    The most reckless, curious, passionate and strong-willed Disney princess.

    Ariel

    AND I have blue eyes too.

  5. Patti Scialfa
    The First Lady.

    Patti Scialfa and Bruce Springsteen

    Y'know how that goes: brunettes are fine, and blondes are fun…

Happy Birthday, Jersey Girl.

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Soul untouched

I stood stone-like at midnight suspended in my masquerade
I combed my hair till it was just right and commanded the night brigade
I was open to pain and crossed by the rain and I walked on a crooked crutch
I strolled all alone through a fallout zone and came out with my soul untouched
I hid in the clouded wrath of the crowd but when they said “Sit down” I stood up
Ooh-ooh growin’ up

The flag of piracy flew from my mast, my sails were set wing to wing
I had a jukebox graduate for first mate, she couldn’t sail but she sure could sing,
I pushed B-52 and bombed ‘em with the blues with my gear set stubborn on standing
I broke all the rules, strafed my old high school, never once gave thought to landing
I hid in the clouded wrath of the crowd but when they said “Come down” I threw up
Ooh-ooh growin’ up

Milano!

Eccomi qua! Eccomi qua, a Milano… nel 1985… e per la prima volta ho suonato in Italia. MILLE FANS! Mille fans italiani! Pazzi, molto pazzi! Gridando: Brucce Brucce Brucce Brucce! Brucce Brucce!

È bene essere tornato a casa. Siamo cresciuti insieme. Grazie.

I took month-long vacations in the stratosphere and you know it’s really hard to hold your breath.
I swear I lost everything I ever loved or feared, I was the cosmic kid
Well, my feet they finally took root in the earth but I got me a nice little place in the stars
I swear I found the key to the universe in the engine of an old parked car
I hid in the mother breast of the crowd but when they said “Pull down” I pulled up
Ooh-ooh growin’ up
Ooh-ooh growin’ up

Brucce Brucce Brucce! Molto pazzi!

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